Quel modèle économique pour Thales Digital Factory ?

Lancée en 2017 par le groupe Thales, Thales Digital Factory (TDF), désormais partie intégrante de la Global Business Unit (GBU) DIS, travaille au service de toutes les GBU du groupe. Une force pour les compétences très pointues qu’elle réunit. Un point de vigilance en termes de coûts engagés.

Accélérer la transformation digitale de Thales. Telle est la mission de Thales Digital Factory, jeune structure créée il y a tout juste deux ans. Au-delà des produits et de la plateforme logicielle, TDF porte également :

  • 7 axes de conduite du changement vers le digital (UX, Digital Culture, Data, Cyber, etc.)
  • une Digital Academy pour les formations et l’apprentissage de la culture d’entreprise
  • des centres de Design pour développer des solutions nouvelles centrées utilisateurs
  • des accélérateurs pour soutenir l’innovation ouverte et un état d’esprit de leader dans les écosystèmes digitaux. 

Au service de toutes les GBU du groupe

Rattachée à la GBU DIS dont fait également partie Thales DIS France SA, TDF est au service de l’ensemble des GBU du groupe pour accélérer leur transformation digitale. Concernant l’offre de nouveaux produits « nativement digitaux », elle initie pour le compte des GBU le développement de produits dits « minimum viable products » (MVPs). Si les fonctionnalités de ces MVPs sont réduites, ces derniers sont cependant prêts à l’emploi et à la commercialisation. Charge ensuite aux GBU acheteuses de poursuivre le développement technique et commercial.

Sur le papier, l’idée est bonne. Dans la pratique se pose tout de même la question du modèle économique de la structure qui ne vend ses prestations qu’en interne et dont les coûts supportés par la GBU DIS sont supérieurs à 50% lorsque le développement concerne une autre GBU. Ce faisant, ses résultats ont un impact direct sur les coûts de la GBU DIS. Car, quand bien même ce « taux de subvention » supporté par la GBU DIS a vocation à se réduire au fil de l’adoption et de l’intégration aux pratiques des GBU et des retours économiques des MVPs déjà déployés – jusqu’à quel taux pourra-t-on le réduire ? Personne n’est en mesure d’y répondre à ce jour.

Indicateurs de viabilité

Il est donc impératif que les indicateurs de viabilité – quantitatifs et qualitatifs – qui existent soient partagés avec les syndicats. Cela permettra à la CFE-CGC de suivre la viabilité de cette entreprise et de veiller aux intérêts de la centaine de salariés qui y travaillent ainsi que ceux de la GBU DIS.  

La CFE-CGC suit de près le développement de cette structure innovante qui se distingue par l’hyper technicité des compétences qu’elle regroupe et l’agilité nécessaire qu’elle requière. Elle sera attentive à son évolution au sein de la GBU DIS.  

Pour en savoir plus sur la Digital Factory ? Visitez leur site https://www.thalesdigital.io/en

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