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Risques psychosociaux chez Gemalto : la CFE-CGC tire la sonnette d’alarme

Les salariés de Gemalto vont mal. C’est en résumé ce qui transparaît dans les échanges que les élus de la CFE-CGC ont avec ces derniers. C’est pourquoi la CFE-CGC tire la sonnette d’alarme. À Gémenos, les élus CHSCT ont demandé une expertise à un cabinet externe afin de mesurer l’état psychique des troupes. L’expertise a eu lieu en décembre et les résultats seront connus le 21 janvier. Les élus CFE-CGC agissent pour étendre cette expertise sur les autres sites et sont d’ailleurs partie prenante sur des alertes de danger grave et imminent à Meudon et Pont-Audemer.

Cause de ce mal-être ambiant : le plan social mené par Gemalto en 2018 qui s’est soldé par 260 suppressions de poste dont une dizaine de licenciements secs. Des suppressions qui se traduisent très concrètement, pour ceux qui restent, par une surcharge de travail car les projets sont toujours là et doivent être menés à terme mais avec moins de personnel. Le fait que certains salariés aient été obligés de changer de service pour occuper des postes laissés vacants pour lesquels ils ne sont pas encore totalement opérationnels n’arrange rien.

Autre cause de ce mal-être : la mise en place d’un nouveau système de gestion de l’ensemble des flux de Gemalto (Global ERP) qui demande à chacun de se l’approprier rapidement pour en maîtriser l’utilisation, malgré les nombreuses difficultés de mise en oeuvre.

Pour finir, les réorganisations en cours et les postes en doublon qui se profilent dans la perspective du rachat de Thales, renforcent les situations de stress.

Inquiète, la CFE-CGC a informé la direction de Gemalto de ces difficultés mais cette dernière ne s’est pas montrée réceptive. Aucun plan de prévention primaire consécutif au PSE n’a été mis en place malgré les demandes de la CFE-CGC. Pire, la direction a argué plusieurs fois du fait que le mal-être des salariés était probablement lié à des difficultés d’ordre personnel. Un argument facile, sans fondement et irresponsable de la part d’une entreprise à qui s’impose l’article L4121-1 du code du Travail relatif à la protection de la santé des salariés, comme un courrier de l’inspection du travail daté du 3 avril 2018 le lui a rappelé. En page 2 de ce courrier, l’inspection du travail a clairement demandé à la direction d’approfondir « l’évaluation des risques psycho-sociaux […] suite à l’annonce du PSE et à sa mise en œuvre au plus proche des salariés ».

En 2019, le déni semble être la ligne de conduite de la direction de Gemalto. C’est mal connaître la pugnacité de la CFE-CGC qui poursuivra sans relâche ses actions pour éviter un drame « à la France Telecom ».

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