Gemalto blog

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.4 – Égalité femmes/hommes : un accord à négocier

Le 31 janvier dernier, les organisations syndicales représentatives chez Gemalto et la direction se sont réunies une première fois pour négocier l’accord portant sur l’égalité entre les femmes et les hommes, un accord valable pour cinq ans, y compris après le rachat de Gemalto par Thales.

En effet, l’accord Groupe Thales portant sur l’égalité entre les femmes et les hommes stipule que c’est aux entreprises qui composent le groupe d’approfondir et de mettre en musique les grandes thématiques qu’il liste. Dans le cas présent, l’accord qui sera négocié chez Gemalto sera celui qui s’appliquera une fois Gemalto racheté par Thales.

Très sensible au sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes, la CFE-CGC a clairement demandé que l’égalité se mesure à travers le prisme des métiers et non à travers celui des coefficients issus de la Convention collective de la Métallurgie.

Elle a également demandé que, lors des négociations annuelles obligatoires, un distinguo soit opéré dans les enveloppes d’augmentation et qu’il soit visible par le salarié sur sa feuille d’augmentation. Ainsi, il y aurait l’enveloppe prévue au titre de la performance du ou de la salarié(e) et celle prévue au titre de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ce, afin d’éviter le « tripatouillage » de chiffres auquel s’adonne la direction de Gemalto depuis des années.

Gemalto syndicat

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.3 – Télétravail : un accord plus avantageux chez Thales

Très apprécié des salariés, le télétravail sera au cœur des discussions qui seront organisées entre la direction et les organisations syndicales lorsque le rachat de Gemalto par Thales sera effectif.

Dans ce domaine, pas d’automaticité. Cela signifie que l’accord de télétravail signé au niveau du Groupe Thales devra au préalable être décliné chez Gemalto.

Globalement, l’accord Groupe Thales sur le télétravail est bien meilleur que celui mis en place chez Gemalto. Exemples : si le nombre maximum de jours télétravaillés par semaine est de deux comme chez Gemalto, l’accès à ce dispositif est, lui, possible dès six mois d’ancienneté dans le poste contre un an chez Gemalto. Par ailleurs, les mercredis ne sont pas exclus du dispositif, Thales faisant confiance à ses salariés.

En cas de refus de la demande de télétravail, les salariés ont la possibilité d’avoir recours à une commission paritaire locale, le dialogue social étant culturel dans le Groupe Thales.

Reste une inconnue : quid de la possibilité de télétravailler pour les salariés de Gemalto qui, une fois intégrés chez Thales, changeront de poste et de fait, perdront l’ancienneté acquise dans leur poste ?

Sur ce point, la CFE-CGC mettra tout en œuvre pour que les salariés Gemalto concernés ne soient pas lésés.

cfe-cgc Gemalto

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.2 – Prime d’ancienneté : pas de sacrifice !

Dans le cadre du rachat de Gemalto par Thales, la prime d’ancienneté fait partie des sujets qui seront discutés et défendus. Chez Gemalto, cette prime perçue par les salariés est calculée à partir du salaire brut réel. Chez Thales, elle est calculée à partir du minimum conventionnel, ce qui est moins favorable aux salariés.

Rappelons-le : l’accord Groupe Thales ne s’applique pas automatiquement aux entreprises rachetées. En d’autres termes et dans un premier temps, le calcul de la prime d’ancienneté perçue par les salariés de Gemalto ne changera pas. En revanche, le sujet sera discuté et l’accord Gemalto qui régit ce calcul sera tôt ou tard dénoncé. La CFE-CGC ne sacrifiera pas une partie de la population de Gemalto, en l’occurrence les salariés non-cadres, pour bénéficier d’un accord Groupe Thales puisque cette prime touche la structure même de leur rémunération mensuelle. Nous demanderons donc au Groupe Thales, ouvert à la discussion, ce qu’il a accepté de faire lors d’autres rachats d’entreprises : adopter le mode de calcul le plus favorable aux salariés, en l’espèce celui qui s’applique aujourd’hui chez Gemalto ou mettre en place un rattrapage de salaire. Quelle que soit la solution, les salariés n’en sont pas sortis perdants.

Thalesdis Meudon

Plus de 340 salariés font un recours aux Prud’hommes contre Gemalto

Les salariés de Gemalto concernés par une retenue abusive de leur part variable en 2016 ont réagi massivement à l’appel intersyndical du 14 janvier 2019.

340 dossiers sont sur le point d’être déposés dans toute la France.

Quatre Conseils des Prud’hommes sont concernés : Marseille pour les sites de La Ciotat et de Gémenos, Boulogne Billancourt pour Meudon, Bernay pour Pont-Audemer et Grasse pour Valbonne. Il ne reste plus que quelques jours pour se joindre à cette vague de recours.

Ce nombre démontre l’importance pour les salariés à ce que leurs droits soient respectés et représente un véritable désaveu pour la direction qui a définitivement perdu la confiance de ses cadres.  Les Ressources Humaines de Gemalto devraient s’interroger sur leurs méthodes de gestion.

Thalesdis Gémenos

La CFE-CGC ne signe pas l’accord sur la prime Macron

Les négociations du 31 janvier avec la direction de Gemalto sur la prime Macron ont commencé par un chantage à la signature. Ainsi, la direction a fait savoir aux organisations syndicales qu’elle prévoyait, en l’absence d’accord, une prime de 500 € pour tous les salariés qui ont gagné moins de 53 945 € brut en 2018. Une méthode que dénonce la CFE-CGC et qui a abouti à la non-signature de la CFE-CGC de l’accord sur la prime Macron

Pour savoir si un salarié est concerné, il faut regarder la valeur de la ligne « accidents du travail – maladies professionnelles » sur ses 12 bulletins de salaire 2018 et les additionner.

En cas de temps partiel, le montant annuel doit être ramené en équivalent temps plein. Cela pose quelques difficultés sur certains sites pour le personnel qui ne travaille que le week-end. En effet, le salaire de base de ce dernier est faible mais avec les primes de week-end et le calcul en équivalent temps plein, ils ne sont plus éligibles.

La position de la CFE-CGC était d’obtenir une prime pour tous les salariés. Le fait qu’elle soit fiscalisée différemment selon le montant du salaire n’est pas du ressort de l’employeur. La CFE-CGC souhaitait un message positif adressé à l’ensemble des salariés. Compartimenter l’attribution de cette prime a comme conséquence de séparer des salariés qui font pourtant partie de la même communauté de travail. De plus, un seuil brutal à 53 945 € qui détermine si oui ou non un salarié a droit à la prime n’a rien de social.

Cette prime a été créée en urgence par le gouvernement fin 2018 pour répondre aux événements des gilets jaunes qui ont cours depuis le 17 novembre. Le dispositif est intéressant mais est loin d’être socialement parfait. Il restait donc à l’améliorer dans les entreprises. Plusieurs grandes entreprises l’ont d’ailleurs bien compris comme Total qui a versé 1500 € à tous ses salariés.

La négociation a été quasiment impossible toute la journée. La direction n’a consenti aucune modification d’assiette ou de modalités de distribution de la prime. Sa seule ligne de conduite a été d’obtenir une signature en faisant miroiter l’avantage que certains salariés (ceux en-dessous du seuil des 53 945 €) pourraient obtenir par rapport à une décision unilatérale soit 650 € au lieu de 500 €.

La CFE-CGC a juste obtenu que les personnes en arrêt maladie ne soient pas exclues du dispositif en rappelant le caractère discriminatoire du fait de leur état de santé.

Contrairement aux négociations NAO où des compromis sont apparus, cette réunion sur la prime Macron a fait ressortir les vieilles méthodes déplorables des RH de Gemalto. Signer dans ces conditions n’aurait fait qu’encourager la direction dans ce sens.

Trois organisations syndicales ont donc signé l’accord arguant du fait que « 650 € c’est mieux que 500 € ». Si la valeur ajoutée syndicale devait se résumer à ce principe alors un simple algorithme mathématique pourrait facilement remplacer les syndicats : c’est peut-être ça le nouveau monde digital rêvé par Gemalto.