Gemalto Gémenos

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.7 – Temps de travail : vers un quatrième forfait ?

Le sujet sonne comme un gimmick… le temps de travail fera évidemment partie des dossiers à traiter dans le cadre du rachat de Gemalto par Thales. Une première réunion de négociations au niveau du groupe Thales a eu lieu, première d’une longue série, tant le sujet est complexe et… sensible.

Aujourd’hui, chez Gemalto, l’ensemble des salariés à temps complet bénéficie de 10 jours de RTT. Deux exceptions cependant :

  • Les mensuels (salariés qui ne sont pas au forfait) travaillant en production à Gémenos bénéficient de 22 jours de RTT pour 37h55 minutes de travail par semaine.
  • Les mensuels de Pont-Audemer n’ont pas de RTT car leur temps de travail hebdomadaire de référence est de 35 heures. Ils sont soit soumis aux horaires d’équipe Matin / Après-midi / Nuit /WE, ou dépendants d’un horaire variable avec une flexibilité de plus ou moins 7 heures dans la semaine récupérables.

Les salariés au forfait jour, la grande majorité des cadres ainsi que certains ETAM, sont sur une base de 217 jours travaillés par an (218 jours avec le lundi de Pentecôte comme journée de solidarité).

Chez Thales aujourd’hui, trois systèmes forfaitaires existent pour les cadres, reliquats d’épisodes précédents d’acquisition d’entreprise:

  • 206 jours travaillés + 1 jour (journée de solidarité) associés à 22 jours de RTT,
  • 210 jours travaillés + 1 jour (journée de solidarité) associés à 15 jours de RTT,
  • 214 jours travaillés + 1 jour (journée de solidarité) associés à 11 jours de RTT.

Le passage de 210 à 214 et de 206 à 210, moyennant 3% de salaire en plus, ou l’inverse, moyennant 3% de salaire en moins, est possible chaque année, à condition de le demander en début d’année. D’aucuns y verront un système souple, ouvert. La CFE-CGC voit dans ces possibilités de changement de forfait une mesure intermédiaire, mauvais ersatz d’une harmonisation pourtant souhaitable. En effet, avec leurs 217 jours travaillés + 1 jour (Pentecôte) et 10 jours de RTT, les cadres de Gemalto seront les plus mal lotis et la passerelle, pour eux, n’est pas possible, le quatrième forfait ne faisant pas partie de l’accord.
Accord ou pas, si le même modèle était appliqué, cela se traduirait de surcroît par une perte de salaire.

Enfin, le nombre de jours de RTT pour les mensuels est, comme les salariés au forfait, dépendant de l’entité juridique dont dépend le salarié: 11, 15 ou 22.

La clé ? L’harmonisation. Et forcément pas vers le système le plus défavorable. Sinon, comment prétendre vouloir intégrer de nouveaux salariés ?
La CFE-CGC de Gemalto et celle de Thales travaillent ensemble pour aboutir à la meilleure solution possible pour les salariés.

Gemalto Pont-Audemer

Un tiers des cadres de Gemalto France a déposé un recours aux Prud’hommes

Le 18 mars dernier, Maître Mauger, l’avocat désigné par l’intersyndicale de Gemalto pour recourir contre Gemalto, a déposé 352 saisines au Conseil des Prud’hommes (CPH) de Marseille et 102 saisines au CPH de Boulogne-Billancourt. Elles concernent le contentieux sur le montant de la part variable de 2016 (GIP) versée aux cadres. Quelques dossiers en attente de pièces complémentaires seront encore déposés cette semaine et joints à ceux du 18 mars.

Face à cette mobilisation historique des cadres de Gemalto SA, la CFE-CGC regrette encore que la direction de Gemalto n’ait pas accepté ses propositions de résolution amiable : cela aurait été la meilleure décision pour toutes les parties, surtout lorsqu’on voit le nombre de personnes qui ont exercé leur droit à recours.

Ce recours massif aux tribunaux a largement été commenté par la presse : les Echos, l’Usine Nouvelle, le figaro.frCapital.fr, Zonebourse, etc

La CFE-CGC espère que cette couverture médiatique permettra à la direction de comprendre toute la mesure de sa position regrettable et de proposer au final une solution acceptable pour clore ce litige. Elle espère également que le sujet des parts variables sera abordé par la suite de manière plus large. En effet, contrairement à Gemalto, tous les cadres de Thales ont une part variable : la CFE-CGC ne voit pas comment la direction peut espérer une intégration réussie sans vouloir mettre ce sujet à l’ordre du jour des discussions.

Gemalto Tours

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.6 – Réorganisation Gemalto : les trois principaux changements

Dans la perspective du rachat de Gemalto par Thales, une réorganisation est en cours chez Gemalto. Objectif : faire en sorte que la nouvelle organisation « matche » avec celle de Thales après le rachat.

Changement n°1 : Gemalto SA se nommera Thales DIS France.

Changement n°2 : Gemalto fera partie de la BU DIS. DIS pour Digital Identity and Security. La BU DIS sera une organisation fonctionnelle, sans existence juridique. Elle regroupera les entreprises Gemalto, Thales Digital Factory, Thales eSecurity et Guavus. Soit environ 16 000 salariés et un CA de 3,3 milliards d’euros.

Changement n°3 : la BU DIS sera segmentée en 5 Business Lines. Toutes portent un acronyme en trois lettres pour suivre la règle mise en place par Thales : CPL (Cloud Protection and Licensing), BPS (Banking & Payment Services), IBS (Identity & Biometric Solutions), MCS (Mobile Connectivity Solutions) et AIS (Analytics & IOT Solutions).

Cette réorganisation ne sera effective que lorsque le comité central d’entreprise de Gemalto aura donné son avis sur la procédure d’information / consultation qu’a lancée la direction de Gemalto. Les organisations syndicales ont jusqu’au 1er juin 2019 pour faire connaître leur avis et poser toutes les questions qu’elles jugent nécessaires. La CFE-CGC n’a nullement l’intention de bloquer inutilement la procédure en cours. Elle se doit cependant de comprendre les problématiques auxquelles certains salariés risquent d’être confrontées et de les anticiper. Elle fera donc son possible pour étudier le projet de réorganisation présenté par la direction dans les meilleurs délais. Les salariés ont besoin de se projeter dans la nouvelle organisation. C’est pourquoi nous demandons d’ores et déjà transparence, visibilité et réactivité dans les réponses qui seront apportées à nos questions, notamment en ce qui concerne la reconstruction des équipes Gemalto et l’intégration de certains salariés Gemalto dans les équipes Thales.

Salariés de Gemalto, prenez contact avec vos représentants CFE-CGC pour partager vos interrogations et vos problèmes afin de les clarifier et de demander à la direction de les résoudre.

Gemalto social

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 1 – Ép.5 – Compte Épargne Temps : globalement plus avantageux chez Thales

Le Compte Épargne Temps (CET) fait lui aussi partie des discussions que les organisations syndicales de salariés auront avec la direction après le rachat de Gemalto. Le premier comparatif que nous avons réalisé penche en faveur de l’accord en place dans le groupe Thales.

Trois mesures sont innovantes et n’existent pas dans l’accord CET Gemalto :

  • La première autorise les salariés à alimenter leur CET avec leur 13e mois, leur part variable (pour ceux qui sont cadres) et l’intéressement. Ce placement en numéraire, est converti en nombre de jours en fonction de votre salaire journalier le jour de l’opération.
  • La deuxième permet d’utiliser le temps épargné pour prendre des congés spéciaux (sabbatique par exemple) ou pour mettre en place un temps partiel.
    Exemple : imaginez que, pendant six mois, vous ayez besoin, pour une raison ou pour une autre, d’un contrat en temps partiel à 4/5e, sans réduction de salaire, soit environ 4 jours par mois pendant 6 mois, soit 24 jours. Si votre CET affiche les 24 jours nécessaires, vous pourrez travailler à temps partiel sans perte de salaire, le 5e jour non travaillé pendant 6 mois étant financé par les 24 jours épargnés.
  • La troisième mesure intéressante a trait à l’abondement. Si vous placez « X » jours sur votre CET, le groupe Thales applique un abondement de 20% et même de 40% pour une utilisation en congé de fin de carrière.
    Exemple : pour 10 jours placés, le groupe Thales en ajoute 2. Si le placement est effectué dans le cadre du congé de fin de carrière, le groupe Thales en ajoute 4. Cette dernière innovation n’est cependant mise en place que pour les jours placés et non pour une alimentation en numéraire.
  • Autre avantage : si les jours placés sur le CET ont la même durée de vie maximale de 5 ans comme chez Gemalto, il n’y a pas de limite sur le nombre de jours qu’un salarié peut placer, alors que ce chiffre est de 44 aujourd’hui chez Gemalto. Il est cependant chez Thales de 220 jours hors abondement pour une utilisation en congé de fin de carrière.

Pour en savoir plus, visualisez notre tableau comparatif (ICI) et contactez-nous !