Reprise de la GAE chez Thales DIS

Avec la reprise POST-COVID, le sujet de la GAE (gestion active des Emplois) de Thales DIS, initiée avant la crise sanitaire, revient à l’ordre du jour.

Formellement la filiale Thales DIS n’en est qu’au stade de l’instruction de la GAE, la fin de mission de l’expert mandaté par le CSEC se terminera en septembre. A l’issue, un avis sera donné par le CSEC puis la CCA (Commission Centrale Anticipation du Groupe) se prononcera sur la validité de cette démarche.

Pour rappel 220 postes fragilisées ont été identifiés par la direction, 70 à La Ciotat/Sophia et 150 à Pont-Audemer.

La Ciotat/Sophia devrait bénéficier de workpackages de la filiale DMS (projets de développement exécutés par les salariés de Thales DIS pour la GBU DMS) ce qui permet d’entrevoir un impact social très réduit sur ces sites.

La situation de Pont-Audemer est plus complexe car pour l’instant aucune solution intra-groupe n’est proposée par la direction et une réduction du personnel du site conduira très rapidement à sa fermeture naturelle, ce qui préoccupe forcément les acteurs de ce territoire.

A l’appel de l’intersyndicale CFE-CGC, CGT et FO, une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 juillet à Pont-Audemer avec la présence de plusieurs personnalités politiques:

  • Serge Tougard = Conseiller Régional envoyé par Hervé Morin, ancien Ministre de la Défense et Président du conseil Régional de Normandie
  • Marie Tamarelle = Députée de l’Eure
  • Michel Leroux = Maire de Pont-Audemer et Président de la Communauté de Communes
  • Francis Courel = Maire de Saint Philbert
  • Valéry Bleuriot = Maire de Brionne
  • Céline Brulin = Sénatrice de Seine Maritime

L’évènement a fait également l’objet d’une couverture dans la presse écrite et la TV locale

Le maire de Pont-Audemer Michel Leroux a également demandé à la direction du Groupe Thales la mise en place d’une commission locale d’anticipation, prévue dans l’accord Groupe GAE de Thales, pour éviter des suppressions d’emplois qui seraient très préjudiciables au territoire: voir ICI

Les manifestants se sont donnés rendez-vous en septembre pour une manifestation au siège du Groupe à La Défense.

Reprise d’activité post-COVID : un accord nécessaire mais qui manque d’ambition

Face à la crise sanitaire et au confinement rendu obligatoire, le Groupe Thales, comme bon nombre d’entreprises en France, s’est organisé. Négocié avec les organisations syndicales du Groupe, un accord a vu le jour fixant les modalités de prise de congés, de télétravail, de chômage partiel… Avec le déconfinement et la reprise progressive d’activité, le premier accord, temporaire, laisse la place à un autre accord.

Tout aussi temporaire que son prédécesseur, ce projet d’accord compile beaucoup de principes généraux, quelques dispositions utiles à rappeler mais manque cependant d’ambition au regard de l’agilité dont ont su faire preuve les salariés du Groupe pendant cette étrange période et en un temps record.

Ainsi, en matière de télétravail, le retour à l’avant-COVID est la norme. Tirer les expériences de ce que chacun a vécu, envisager une autre organisation du travail, plus souple et tout aussi productive voire plus productive, n’est donc pas à l’ordre du jour même si la direction s’engage à entamer à la rentrée des négociations sur ce thème.

Les salariés qui seront encore au chômage partiel verront leur salaire maintenu à hauteur de 92% comme le prévoyait le précédent accord.

Pour celles et ceux qui seraient inquiets d’un retour sur site, des tests PCR – test permettant de savoir si, au moment où il est réalisé, la personne est porteuse du coronavirus – seront possibles, de même que des tests sérologiques pour savoir si la personne est immunisée. Soumis à prescription du médecin du travail, ils seront effectués à la seule demande du salarié.

Celles et ceux qui utilisent habituellement les transports en commun pourront décider de prendre leur voiture et leurs frais kilométriques leur seront remboursés. Une mesure visant à limiter les risques de propagation du virus et valable jusqu’au 31 décembre 2020.

Enfin, dernier point notable de cet accord post-COVID : la semaine de fermeture des sites entre Noël et jour de l’an imposée à tous les salariés de Thales DIS sans réelle justification ne sera pas de mise cette année.
Signé par la CFE-CGC, cet accord sera applicable s’il est signé cette semaine au final par au moins 3 des 4 organisations syndicales représentatives au niveau du Groupe.