Gemalto salariés

Enquête de satisfaction des salariés (People Quest): des résultats au plus bas

Nous l’avions vu venir. Nous avions averti la direction mais nous passions pour des oiseaux de mauvaises augures.

Et les résultats sont tombés : l’enquête de satisfaction des salariés montre une baisse significative de la satisfaction et de la confiance des salariés en France avec quasiment tous les indicateurs dans le rouge. Cela démontre, s’il le fallait encore, que la politique de gestion des ressources humaines est inadaptée pour maintenir un niveau de satisfaction et de performance à un moment où nous en avons le plus besoin.

Nous appelons la direction à écouter les salariés et à ouvrir un « vrai » dialogue social. La réussite de Gemalto ne peut perdurer sans une réelle prise en compte des conditions de travail, sans gestion des carrières et sans une politique de rémunération adaptée.

La CFE-CGC saura le rappeler dès le démarrage des négociations annuelles obligatoires (NAO) portant sur les rémunérations et les conditions de travail le 16 décembre.

participation, augmentation

Comment Gemalto France, pourtant bénéficiaire, parvient à ne pas reverser de participation à ses salariés

En 2015 et au titre de l’année 2014, les salariés de Gemalto France ne toucheront aucune participation. Une déception de taille pour des salariés qui, pour la plupart et sans angélisme, se démènent pour atteindre les objectifs fixés par l’entreprise. Les projections données par la direction montrent qu’il n’y aura pas non plus de participation en 2016 au titre de 2015. Mais comment est-ce possible qu’une entreprise largement bénéficiaire puisse ne pas reverser de participation à ses salariés ?

1) Commencez par baser le siège de l’entreprise ailleurs qu’en France… aux Pays-Bas par exemple.

2) Faites en sorte que le siège ponctionne des frais … de siège exorbitants et hors de toute réalité auprès de ses filiales comme la France par exemple pour diminuer – nettement – les résultats de cette dernière, en conséquence de quoi l’impôt à reverser à l’État français s’en trouvera lui aussi réduit voire inexistant.

3) Favoriser ensuite la distribution, aux dirigeants de l’entreprise – peu nombreux, une petite dizaine -, d’actions gratuites plutôt que la distribution de stock-options dont la valeur est trop aléatoire. Depuis 2009, ces actions gratuites ont représenté environ 30 millions d’euros par an réparties entre moins de 10 bénéficiaires. À titre de comparaison, en 2015, l’enveloppe d’augmentation pour les salariés de Gemalto France était de moins de 4 millions… à répartir entre 2800 bénéficiaires…

Des pratiques intolérables lorsque les dirigeants martèlent à longueur d’année des messages de rigueur salariale.

La CFE-CGC exige la fin de ces pratiques et demande un traitement plus équitable afin que les résultats obtenus par les salariés soient autrement mieux récompensés qu’ils ne le sont aujourd’hui.

« Le capital est seulement le fruit du travail et il n’aurait jamais pu exister si le travail n’avait tout d’abord existé » Abraham Lincoln (1860).