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Reprise d’activité post-COVID : un accord nécessaire mais qui manque d’ambition

Face à la crise sanitaire et au confinement rendu obligatoire, le Groupe Thales, comme bon nombre d’entreprises en France, s’est organisé. Négocié avec les organisations syndicales du Groupe, un accord a vu le jour fixant les modalités de prise de congés, de télétravail, de chômage partiel… Avec le déconfinement et la reprise progressive d’activité, le premier accord, temporaire, laisse la place à un autre accord.

Tout aussi temporaire que son prédécesseur, ce projet d’accord compile beaucoup de principes généraux, quelques dispositions utiles à rappeler mais manque cependant d’ambition au regard de l’agilité dont ont su faire preuve les salariés du Groupe pendant cette étrange période et en un temps record.

Ainsi, en matière de télétravail, le retour à l’avant-COVID est la norme. Tirer les expériences de ce que chacun a vécu, envisager une autre organisation du travail, plus souple et tout aussi productive voire plus productive, n’est donc pas à l’ordre du jour même si la direction s’engage à entamer à la rentrée des négociations sur ce thème.

Les salariés qui seront encore au chômage partiel verront leur salaire maintenu à hauteur de 92% comme le prévoyait le précédent accord.

Pour celles et ceux qui seraient inquiets d’un retour sur site, des tests PCR – test permettant de savoir si, au moment où il est réalisé, la personne est porteuse du coronavirus – seront possibles, de même que des tests sérologiques pour savoir si la personne est immunisée. Soumis à prescription du médecin du travail, ils seront effectués à la seule demande du salarié.

Celles et ceux qui utilisent habituellement les transports en commun pourront décider de prendre leur voiture et leurs frais kilométriques leur seront remboursés. Une mesure visant à limiter les risques de propagation du virus et valable jusqu’au 31 décembre 2020.

Enfin, dernier point notable de cet accord post-COVID : la semaine de fermeture des sites entre Noël et jour de l’an imposée à tous les salariés de Thales DIS sans réelle justification ne sera pas de mise cette année.
Signé par la CFE-CGC, cet accord sera applicable s’il est signé cette semaine au final par au moins 3 des 4 organisations syndicales représentatives au niveau du Groupe.

Gemalto Meudon

Rachat de Gemalto par Thales – Saison 2 – Ép.1 – Congés : entre Gemalto et Thales, des disparités

L’accord Thales sur les congés fait partie d’un accord plus large nommé « Dispositions sociales » qui comprend d’autres thématiques. A horizon 2020, c’est cet accord qui s’appliquera après dénonciation des accords Gemalto.

Plus égalitaire dans la mesure où l’accord n’opère pas ou peu de distinguo entre les cadres et les non-cadres, l’accord en vigueur chez Thales sur les différents jours de congés n’est pas forcément plus intéressant dans toutes les situations. La CFE-CGC compte sur la négociation pour améliorer ces conditions, notamment sur la garantie annuelle des jours fériés que les salariés de Gemalto doivent conserver tant que la direction ne veut pas revoir l’accord sur le temps de travail. Consultez notre tableau comparatif.

conges